Le lac du Lescourroux, une réserve stratégique pour maintenir les débits du Dropt
L’été 2026 connaît des conditions climatiques exceptionnelles, avec un mois de juillet qui fut le plus chaud et l’un des plus sec jamais enregistré depuis le début des mesures. Ces conditions ont fortement réduit les débits de l’ensemble des cours d’eau du bassin versant, et ont entrainé des besoins en eau particulièrement précoces.
Une réalimentation précoce face aux épisodes de chaleur et sécheresse
Sur le bassin versant du Dropt, les 5 retenues de réalimentation ont été mobilisées très tôt face aux conditions climatiques exceptionnelles. Avec un taux de remplissage global de 100% en début de campagne, le déstockage a atteint des records en terme de volume à cette périodicité.
Avec une capacité de 7,6 millions de mètres cubes utiles, le lac du Lescourroux constitue la principale retenue de réalimentation du Dropt. Construit dans les années 90, son volume est partagé à 70% pour l’irrigation et à 30% pour le soutien des débits d’ étiage du Dropt.
En raison de l’effet cumulé des besoins précoces pour l’irrigation agricole et des déficits hydrologiques que connaissent nos cours d’eau depuis le début de l’été, le Lescourroux a restitué 5 , 1 millions de mètres cubes en moins de 2 mois : soit près de 64% de son volume .
Afin de maintenir un débit suffisant durant la période d’étiage, la réalimentation du Dropt a débuté le 12 juin, avec un objectif constant de respecter 320 litres par seconde à la station de mesures de Loubens.
Avec la mise en place de stations de suivi hydrométrique intermédiaires et des compteurs avec télérelève, le gestionnaire ajuste quotidiennement les débits à restituer depuis chaque retenue : par exemple, au plus fort de la réalimentation, les barrages lâchaient respectivement :
- Brayssou : 360 l/sec
- Graoussettes : 130 l/sec
- Ganne : 200 l/sec
- Nette : 200 l/sec
- Lescourroux : 1590 l/sec
Depuis, les besoins pour l’irrigation se tarissent progressivement avec l’avancement des cultures et les lâchers sont donc ajustés en conséquence. Cette année, les besoins en eau des cultures ont été plus important, plus tôt, avec une moyenne de 15 jours d’avance. Au 06 aout, 790 l/s était lâché du barrage du Lescourroux, soit environ deux fois moins qu’au pic de la réalimentation.
Sans apport pluviométrique significatif, la réalimentation devrait se poursuivre jusqu’à la mi-août pour le bassin de la Dourdenne et jusqu’à fin aout pour le bassin du Dropt.
Les volumes conservés dans les lacs permettront de préserver des conditions favorables à la faune piscicole des lacs.
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